Culture

Taichung city

Margot Guillemot
| No. 1 | Posted on 17th Aug 2016

Entraînement intensif de tir-à-la-corde.
« 早安 (bonjour) ! Smile ! », au niveau du portail principal.
Pratique de la guitare, d’autres instruments aussi, plus ou moins bien.
Il y a aussi une maman et son enfant.
Quelques personnes âgées font des étirements.
Un marché.

La vie de l’université est très différente de celles que nous connaissons en France où on a l’impression de voir tout le monde courir loin du campus dès que les cours sont terminés.

Pas de précipitation dans l’herbe, mais une longue queue civilisée au portail piéton à midi, quand l’heure du déjeuner retentit. L’interdiction de sortir par la voie des véhicules, dix fois plus large et à un mètre de là est respectée.

Le soir, après le club de calligraphie, deux heures tous les jeudis à 19h30, il y a toujours de l’animation. Les clubs y sont pour beaucoup : tir-à-l’arc, musique traditionnelle, guitare, manga, patchwork, astronomie, volontariat, arts martiaux, danse, religion, yoga, médecine traditionnelle et massages, chorale, etc. Il y a de quoi choisir.

À la sortie, c’est encore plus bondé. Nous sommes à Taïchung, au portail principal de l’Université de Feng Chia. Ici s’étend le marché de nuit de Feng Chia, l’un des plus grands de l’île de Taïwan.

Il est 23 heures, la nuit est tombée depuis 17 heures et tout est illuminé.

Pas de personnes bourrées et défaillantes dans les rues, il n’y a pas vraiment de bars. C’est quelque chose qui nous manque peut-être un peu à nous, occidentaux qui avons l’habitude de nous rassembler devant une bière. Pour cela il reste les commerces de proximité, quatre chaînes principales ouvertes tous les jours à toutes les heures.

C’est un pays très pratique.

Il n’y aura jamais besoin d’aller bien loin pour trouver quoi que ce soit. Si on ne peut pas y aller à pied et qu’on n’a pas de scooter il y a des bus. Ici, à Taïchung, il faut les attendre un peu, mais ils sont gratuits pour les trajets de moins de 8 kilomètres.

La vie y est très bon marché. Il n’y a pas de cuisine là où j’habite, mais ce n’est pas vraiment un manque. Acheter des ingrédients est certainement plus cher que manger dehors, en particulier du fait que nous ne sommes pas dans la capitale. Pour moins de deux euros on peut avoir un bol de nouilles ou une assiette de riz et porc pané, copieux, boisson en libre service, souvent du thé froid, le tout servi très rapidement. Une fois, nous eûmes juste le temps de trouver une table que notre commande arrivait.

Bien sûr, le menu tout écrit en chinois, sans images et sur lequel on coche ce que l’on souhaite manger semble bien mystérieux au début. Cependant, une fois certains caractères clefs connus (nouilles 麵, riz 飯, porc pané 排骨, poulet 雞肉, bœuf 牛肉, etc.), c’est l’un des meilleurs moments de la journée.